Christine Lagarde : Il faut une réglementation mondiale de la CTB

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a exprimé ses réflexions sur la CTB dans une récente interview, affirmant que cet actif doit être réglementé à un „niveau mondial“.

Christine Lagarde : les bitcoins doivent être réglementés au niveau mondial

Selon elle, bitcoin a ouvert la porte à de nombreux crimes financiers tels que le blanchiment d’argent. Ainsi, sans une réglementation mondiale en jeu, ces portes ne peuvent jamais être fermées. Elle a mentionné que le bitcoin n’est pas une monnaie. Il s’agit plutôt d’un „actif hautement spéculatif qui a mené des affaires bizarres et des activités de blanchiment d’argent intéressantes et totalement répréhensibles“.

L’un des problèmes qu’elle rencontre avec les bitcoins est qu’ils sont toujours aussi vulnérables aux fluctuations de prix. C’est en partie pour cette raison qu’elle affirme que ce n’est pas une monnaie valable. Avec les pics soudains du bitcoin revolution ces derniers mois, l’actif reste aussi volatile que jamais. Il se trouve que cette volatilité est potentiellement bénéfique pour les traders au moment où nous écrivons ces lignes.

Cependant, la devise se négocie actuellement à environ 5 000 $ de moins que son récent sommet historique de 40 000 $. C’est un peu moins de 20 % de moins que la semaine dernière.

Lagarde commente :

Je pense que certaines enquêtes criminelles qui ont eu lieu et qui, j’en suis sûr, continueront à avoir lieu, le démontrent très clairement. Il doit y avoir une réglementation, et celle-ci doit être appliquée et convenue au niveau mondial car s’il y a une évasion, cette évasion sera utilisée.

Lagarde mentionne également que la réglementation complète des bitcoins n’apparaîtra pas simplement du jour au lendemain. Elle indique qu’elle serait probablement d’abord mise en œuvre au niveau du G7. De là, elle passerait au G20 et se propagerait ensuite dans plusieurs autres pays.

La réglementation concernant les bitcoins est une sorte d’épée à double tranchant. D’une part, il semble qu’une réglementation soit nécessaire dans un sens ou dans un autre. La monnaie se développe comme s’il n’y avait pas de lendemain, et aujourd’hui, nous constatons de plus en plus que les gens sont prêts à faire n’importe quoi pour mettre le doigt dessus. La cybercriminalité entourant les bitcoins et la cryptographie a ainsi explosé ces dernières années.

Dans le même temps, on peut affirmer que la réglementation va totalement à l’encontre des notions mêmes de cryptocrédit, qui est initialement conçu pour être entièrement décentralisé et placé entre les mains de ceux qui l’utilisent. Séparés des monnaies fiduciaires, les actifs numériques ne sont pas conçus pour être contrôlés par des banques ou des institutions financières standard.

La réglementation peut nuire à la CTB

Au contraire, ils se développent et changent en fonction de la façon dont les gens les utilisent. C’est ce qui donne au bitcoin son pouvoir, et la réglementation pourrait facilement s’y opposer et le transformer en une monnaie comme une autre.

Récemment, la Réserve fédérale a proposé de nouvelles règles qui obligeraient ceux qui participent à des transactions cryptographiques de plus de 3 000 dollars à divulguer leur identité. Cela a suscité des arguments selon lesquels la vie privée des utilisateurs est mise en jeu.